La carte blanche publiée dans Le Soir du 5 mars par un collectif de signataires dont le but est de discréditer l’arrivée de Fatima Zibouh, une jeune universitaire voilée, au conseil d’administration du Centre pour l’égalité des chances, est susceptible de constituer un cas d’école inespéré pour une étude du discours sur les minorités. En effet, quiconque se penche un tant soit peu sur ces questions peut d’emblée noter que des invariants se dessinent au fil de l’Histoire. Certes, comparaison n’est pas raison, mais certaines similitudes sont troublantes, et méritent d’attirer l’attention. C’est très probant si l’on s’essaye à comparer, par exemple, le discours sur le juif il y a un siècle ou deux, et le discours sur le Musulman depuis quelques années. Tentons de cerner certains de ces invariants. | source : www.michelcollon.info
Un intéressant compte-rendu du film La Rafle. Premièrement ce compte-rendu replace le film dans la filmographie sur le Vel d'Hiv qui n'était abordé jusqu'à présent qu'indirectement par le cinéma français. Ensuite, Zéro de conduite interroge cette volonté du film de vouloir reconstituer les images de l'événement et sa prétention de se hisser au rang de document d'époque en se donnant des gages d'historicité avec Serge Klarsfeld dans le rôle de superviseur. Enfin, il y a cette autre volonté affirmée de vouloir émouvoir, instruire et créer le souvenir le tout enrobé de tapage médiatique et taillé sur mesure pour les enseignant-e-s de Troisième et Première. En adoptant le point de vue des enfants et de l'émotion, La Rafle est finalement en total accord avec la perspective de l'enseignement de l'histoire développée par Nicolas Sarkozy au travers de exemples de Guy Moquet ou de l'adoption par les élèves du primaire d'enfants juifs déportés. Film sur son temps plus que film d'histoire? | source : www.zerodeconduite.net
Convaincus d'avoir réalisé un film «vrai», c'est-à-dire impeccable historiquement, la production et Gaumont ont inclus les enseignants dans le processus de diffusion de leur film. Avec, une fois n'est pas coutume, le plein et entier soutien de l'Éducation nationale. La dernière fois que cela s'était produit relativement à un film de fiction, c'était pour le film Germinal de Claude Berri. A noter également que le site du film comporte un dossier pédagogique: www.larafle-lefim.com/enseignants. Luc Chatel a également promis que le film fasse partie de la plate-forme numérique créée à la rentrée pour les lycées. Une histoire officielle en quelque sorte… avec toujours ce risque de confondre travail d'histoire et travail de mémoire. | source : www.lefigaro.fr
On a coutume de dire que le crime contre l’humanité qu’a constitué l’extermination des juifs en Europe au cours de la Seconde guerre mondiale est unique en ce qu’il est un crime administratif. Ce n’est pas l’oeuvre d’un fou, car un fou seul n’aurait pas pu tuer autant en aussi peu de temps. C’est un crime commis à l’aide de la machine administrative, froide, efficace, organisée et insensible.
En voici la démonstration.
Le document est un pdf, c’est une photocopie de photocopie d’une copie faite au carbone d’un document vieux de 70 ans, d’où sa piètre qualité. Grâce à la gentillesse et à la disponibilités de mes lecteurs, vous trouverez une retranscription de la circulaire ci-dessous, qui respecte dans la mesure du possible la mise en page originale. Seule la page 4 a dû être retranscrite au format pdf, il s’agit d’un tableau, qui cause des problèmes d’affichage selon la taille de l’écran du lecteur. | source : www.maitre-eolas.fr
Dans ce film d'Alain Corneau, le célèbre violiste Marin Marais se souvient de son maître, un musicien solitaire, monsieur de Sainte Colombe. Il y raconte notamment l’initiation qu’il a reçue de lui et surtout l’antagonisme qui opposa le jeune ambitieux désireux d’être reconnu par la Cour au vieux musicien de l’ombre, intransigeant. Le dossier proposé par Télédoc propose notamment de travailler la comparaison entre les deux personnages qui fait ainsi apparaître toute une série d’écarts : le fossé des générations, un art du XVIIe siècle tourné vers le passé n’admettant pas une musique annonçant le XVIIIe siècle, etc. Deux conceptions de l'art à travailler au travers de l'image en demandant aux élèves de relever tous les signes d’opposition entre les deux musiciens : dans l’apparence physique, les motivations, l’ambition et la conception de l’art. | source : www.cndp.fr
Belle histoire d'une icône : d'où vient et où va l'image qui symbolise la syndication de contenu. | source : culturevisuelle.org
Historiquement, la péréquation est née quand on a donné du pain et des jeux. On a ensuite connu la distribution de grains aux jacques vociférant à la porte du château et les « Routes de quarante sous », mais c’est avec le New Deal américain que la péréquation est devenue adulte. L’industrialisation avait apporté l’abondance, mais des problèmes de distribution qui conduisaient périodiquement à des crises, entraînant la misère pour beaucoup et des distortions de la demande effective néfastes pour les producteurs eux-mêmes. Certains ont réagi, en donnant à l’État le contrôle de la production. Aux USA, vers 1932, on a tenté autre chose. | source : nouvellesociete.wordpress.com
Pourquoi n'est-ce pas le cas? La réponse à cette question est sans doute d'ordre plus politique que sociale. Les révolutionnaires estimaient que les inégalités économiques conduisaient à l'inégalité politique. L'inverse est aussi vrai. La persistance des inégalités économiques et sociales s'explique probablement par les fortes inégalités politiques qui, pesant sur le processus démocratique, réduisent au silence les plus démunis. Les intérêts de ceux qui gagneraient à ce que les inégalités socioéconomiques soient réduites ne sont tout simplement pas suffisamment représentés sur le plan politique. Les inégalités dont ils pâtissent restent donc secondaires et ne mobilisent pas le niveau d'attention politique qui leur est dû. C'est bien pourtant ce à quoi il faudrait parvenir pour modifier significativement la donne sociale. | source : www.alternatives-economiques.fr
Arno, le scarabée, est de retour sur la Toile. Et rappelle : "Massification, consumérisme et marchandisation, asymétrie : c’est ce que nous craignions en 1997 (lors de la publication du Manifeste du web indépendant : http://www.uzine.net/article60.html), et c’est en gros la menace qu’annonce encore Narvic aujourd’hui" (http://novovision.fr/?L-avenir-radieux-de-l-internet-ne). "C'est l'accès individuel à l'expression publique" qui est la réelle innovation apportée par le web et l'internet, rappelle Arno. "L’idée que le changement de nature technique de l’outil de consultation/publication va faire disparaître le Web que nous aimions est légitime, mais j’ai du mal, après tant d’année, à céder à cette crainte." Évidemment, ""la fabrique du consentement" (Chomsky/Herman) existe toujours, mais je suis persuadé que l’internet est aujourd’hui l’un des principaux outils de résistance à cette fabrique. Et je ne vois pas ce qui, aujourd’hui, menace plus cet outil qu'hier". Welcome back Arno ! | source : www.scarabee.org
Cette page du «Center for History and New Media» regroupe une série d'articles consacrés aux aspects théoriques et pratiques de l'histoire à l'ère digitale. Les articles ont été publiés de 1995 à 2009. Le premier article recensé de Roy Rosenzweig interrogeait alors : "So, What's Next for Clio?' CD-ROM and Historians", alors que le dernier de mars 2009 rédigé par Sheila A. Brennan et T. Mills Kelly aregumente "Why Collecting History Online is Web 1.5". Ce recueil permet ainsi de mesures aussi le chemin parcouru et l'évolution des questionnements. Les articles sont regroupés en plusieurs catégories dont Scholarship et Teaching Digital History. Cette liste est évolutive. | source : chnm.gmu.edu